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« Quint-Fonsegrives : Maurice Rougemont retrouve la violette de Toulouse »

Article du 27 mars 2020

Une fleur-symbole, sa ville heureuse, une fleur violette et sa ville rose ? Le violette parvient à Toulouse dans la besace d’un soldat de l’armée napoléonienne. Plantée dans l’humus toulousain aux hivers lumineux, elle fait florès. Sa renommée atteint son apogée avec la création de la société d’horticulture dont la dame protectrice est l’impératrice Eugénie.  Toulouse impose alors ses violettes en France, en Angleterre et en Europe du Nord, car les plants de fleurs, même importés, ne donnent rien ailleurs. En 1907, la production de la violette de Toulouse concerne 400 exploitants sur une surface de vingt hectares pour une production totale de 600000 bouquets par an. A la fin du XIXe siècle, les confiseurs toulousains la transforme en bonbon tout en lui conservant sa forme naturelle. Le premier d’entre eux, M. Viol, qui officie rue Ozenne, a l’idée d’utiliser la fleur, de l’enrober de sirop de sucre, pour la rendre comestible. On l’utilise pour décorer les gâteaux, orner les tables. Tous les bons pâtissiers viennent se fournir chez Candiflor qui continue de produire la violette cristallisée. Maurice Rougemont l’a retrouvée pour nous …

Les violettes de Candiflor © Maurice Rougemont

Les violettes de Toulouse font penser à ces dames à chapeaux et voilettes, papotant, tricotant dans des salons de thé surannés, à ces confiseries pleines d’odeurs et de boiseries que nous avons connues. Tout un monde oublié. Aux ateliers Candiflor dans les années 90, on utilisait encore ces belles clayettes en bois pour faire sécher les pétales cristallisés. Et la fabrique existe toujours.

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Publié le 27 mars 2020 par

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