L’eau qui passe de Franck Maubert

Article du 8 novembre 2018

Faux roman, vrai récit, confession douce, texte à mi-voix, bilan, récit autobiographique et nostalgique, rédigé dans une belle langue classique, vive, limpide : il y a tout ça dans le nouveau livre de Franck Maubert, que l’on a déjà évoqué ici en tant que critique d’art (l’Homme qui marche) et mémorialiste sensible (Les Uns contre les Autres). Et qui revient ici sur son enfance zigzagante. Une mère absente, un père inconnu dont on apprendra plus tard qu’il fit un lieutenant de Mesrine, un couple d’étrangers, elle polonaise, lui allemand, qui furent ses parents nourriciers, une maison feutrée près d’une rivière en Loir-et-Cher, où il vit, écrit et rêve, le retour à Provins, où il revient à ses racines. Voilà le propos de ce livre bref, mais dense, qui évoque les non dits, les lignes blanches, les chapitres manquants d’une vie, comme une pure qui coule sans fin, évoquant le temps qui fuit et celui qui reste.

L’Eau qui passe, de Franck Maubert (Gallimard, 137 pages, 13 €).

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Publié le 8 novembre 2018 par
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