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Michelin 2018 : le mythe et le bûcheur

Article du 5 février 2018

Marc Veyrat © Maurice Rougemont

Un mythe et un bûcheur, une légende et un coureur de fond: le Michelin, cette année, couronne deux personnages aux antipodes. De Marc Veyrat, qui retrouve ses trois étoiles à Manigod, vous savez tout. L’équilibriste miraculeux qui surmonte toutes les difficultés, triomphe de l’adversité, reconstruit son domaine près de son berceau familial, sur les hauts de son village natal, au coeur de la Savoie des alpages, et près de la Clusaz.

Christophe Bacquié ©  DR

De Christophe Bacquié, MOF 2004, natif d’Ile de France, élevé en Corse, deux étoiles d’abord à la Villa à Calvi en 2007, récupérée illico à l‘hôtel du Castellet après seulement deux mois de présence, voici une interview retrouvée de lui, effectuée pour les Relais & Châteaux en 2011. Elle vous en dira plus sur ce bosseur discret, ses espoirs, son parcours. La maison est actuellement fermée jusqu’au 14 février.

Christophe Bacquié:

Christophe Bacquié © Maurice Rougemont

J’ai découvert la cuisine à l’école hôtelière, car je pensais d’abord me destiner au service. Mais, ma rencontre avec de grands chefs dans des brigades importantes m’ont permis de découvrir l’esprit et la mentalité d’hommes et femmes tous différents et passionnants. Je dois beaucoup à Raoul Gaiga et Jean-Yves Guého au Méridien Montparnasse, à Gabriel Biscay à la Maison Prunier, enfin à Louis Outhier et aux frères Raimbaut à l’Oasis à la Napoule avant de passer douze ans comme chef à La Villa à Calvi

Ce qui m’a marqué au cours de toutes mes expériences ? La rigueur nécessaire pour parvenir à une qualité exigeante, la recherche des meilleurs produits, l’homogénéité entre la salle et la cuisine, enfin le travail en brigade où chaque personne joue un rôle important

Ma récompense ? Le titre de MOF en 2004 et l’obtention de 2 étoiles au Guide Michelin, d’abord en 2007 à la Villa à Calvi, puis récupérée en 2010 à l’Hôtel du Castellet après seulement 2 mois de présence : ce fut un grand moment de satisfaction et de joie, partagé avec la brigade et la direction.

Ma cuisine ? Méditerranéenne et actuelle, au service du produit, pleine de saveurs, où la technique se devine, mais ne se voit pas.

 

1) Quelle a été votre plus grande émotion gastronomique ?

Mon premier dîner chez Paul Bocuse

2) L’incident de cuisine le plus amusant que vous ayez connu?

Lors d’un dîner à Munich nous avons dû cuire deux cents rougets dans de petites poêles de ménagères. Ce ne fut pas très drôle sur le moment, mais nous y sommes arrivés…

3) Votre meilleur conseil pour les cuisiniers du dimanche?

Faire simple. Avec un bon poulet rôti, par exemple !

A propos de cet article

Publié le 5 février 2018 par

Michelin 2018 : le mythe et le bûcheur” : 2 avis

  • A. P.

    Marc Veyrat, juste retour des choses… quelle nature ! Mais pas un nouveau lapin , non plus….
    Ch. bacquié a passé la barre, crevé le plafond de verre, être l’égal de ses pairs- n’en déplaise à E. Renaud De Megève, son ami… Le plus grand chef Corse du monde.
    Bravo x2. de beaux et bons moments toujours…

  • Belle récompense pour ces deux chefs hors norme… il était temps pour Marc Veyrat… s’il n’avait pas eu les 3 étoiles qu’il mérite il aurait raccroché son tablier ou plutôt laissé son chapeau au vestiaire ? Quant aux réponses de Christophe Bacquié à vous questions 1 et 3… j’approuve !!! La meilleure des cuisines est celle qui rassemble dans la simplicité aussi ! Bonne journée…

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