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Nice : qu’est-ce qui fait courir Kei ?

Article du 31 janvier 2018

Quand Keisuke Matsushima écrit une nouvelle page de son histoire gourmande et niçoise, notre correspondant de la Côte d’Azur, Alain Angenost, est au rendez-vous…

Takao Kobuchi © AA

On ne présente plus ici Keisuke Matsushima dont le restaurant éponyme a pignon sur rue à Nice. Il fut, il y a quinze ans, un des précurseurs de la cuisine française néo-nippone. Le cerveau toujours en fusion, comme sa cuisine d’ailleurs, après L’École de Nice, Saison, le Poséidon, le voilà parti dans une nouvelle création depuis novembre dernier, le Sushi K, un retour aux sources.

Soupe miso © AA

En lieu et place de son tout premier restaurant, Kei’s Passion, il a imaginé un sushi-bar pas ordinaire. Le décor est très « soleil levant » qu’une grande toile représente, le comptoir est tout de bois clair et il n’y a que sept places, tout un symbole ! Dans ce petit temple du plaisir gourmand, Keisuke se veut l’apôtre de l’Umami (goût savoureux en japonais). On a l’habitude de reconnaître quatre saveurs, le salé, le sucré, l’amer et l’acide, lui nous en fait découvrir cette cinquième excellente pour le bien-être.

Les sushis et makis © AA

On la retrouve dans le thé vert, les bouillons, les asperges, les morilles, les fonds de volailles, les charcuteries fermentées, les moules, les huîtres ainsi que la bonite et les algues qui entrent dans la composition du dashi, bouillon de base et recette détox par excellence. Le chef Takao Kobuchi, orfèvre en la matière, réalise des petits bijoux d’art culinaire ancestral dans une ambiance intimiste. Derrière le comptoir (comme derrière un piano qu’il joue debout), il officie à la vue de tous, entouré de tous les ustensiles et ingrédients nécessaires. C’est un plaisir de l’observer découper habilement, saumon, thon, pieuvre, légumes, etc., avec son grand couteau effilé.

Game-ni © AA

Sept privilégiés pourront ainsi s’y régaler, selon les menus choisis, de gamenis (plat traditionnel à base de poulet braisé et de légumes) en amuse-bouche, de flan royal, sushis, sashimis, makis et soupe miso. Pour rester dans l’ambiance, goutez les sakés dont celui à la prune, yoi shokuyoku (bon appétit !)

Flan royal © AA

Sushi K

22 ter rue de France

06000 Nice

Tél : 04 93 92 43 67

Menus : 25 € (déj.), 35 € (saison), 50 € (Culture), 70 € (Omakase).

Fermeture hebdomadaire : dimanche

 

 

A propos de cet article

Publié le 31 janvier 2018 par
Catégorie : Restaurants Tags :

Nice : qu’est-ce qui fait courir Kei ?” : 3 avis

  • Cyril

    Bonjour,

    Nous y sommes allés hier soir avec mon épouse. Les produits sont de très grande qualité et les sushi très fins et savoureux, avec une mention particulière pour le sushi Ika (blanc seiche) avec zeste de Yuzu et le sushi Hotate (St Jacques).

    Je trouve juste dommage qu’un même sushi (St Jacques en l’occurrence) ne soit pas fait de façon identique dans les deux menus (50 et 70€), l’un ayant une petite lamelle de poutargue en plus.

    De la très haute qualité dans l’ensemble.

  • Merci pour votre remarque, cette faute de frappe va être corrigée.

  • Cyril

    Bonjour,

    Si je puis me permettre, la cinquième saveur est umaMi et non umani.

    Cyril

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