Rodolphe

« Rouen : les malices de Rodolphe Pottier »

Article du 29 décembre 2017

Rodolphe Pottier © GP

Il est le « coming man » de sa ville si gourmande, le jeune (26 ans) chef étoilé en vogue. Relayé en salle par son frère Jordan, qui se charge de la partie vins avec brio, Rodolphe Pottier a donné son prénom à sa table, sise au cœur du centre à côté de l’historique Palais de Justice Renaissance. Il compose des menus changeants en trois temps, à prix mesurés au déjeuner, en cinq ou sept séquences le soir.

Le cadre © GP

Le cadre est sobre, contemporain, avec son puits de lumière, ses six tables, sa vingtaine de couverts, guère plus, même si un salon particulier permet aux petits groupes de se sentir à l’aise. Au programme : terre, mer, légumes de Seine Maritime subtilement mêlés avec une vraie maitrise, qui révèle l’ancien élève du Bristol avec Eric Fréchon, du Ritz avec Michel Roth, du Kilimandjaro de Courchevel avec Nicolas Sale.

Chips de riz aux algues © GP

Guimauve et cresson © GP

Chips de riz aux algues, guimauve et cresson de Veules-les-Roses, puis huître pochée avec sa fraîche tombée et beurre d’oseille joliment acidulé font d’exquis prémices. Ensuite ? Le lieu jaune de ligne étuvé, avec sa légère hollandaise au jus d’oursins, chou kale et bergamote, puis le ris de veau doré au sautoir avec sa chapelure de ris de veau, truffe, topinambours en écume fine, salsifis, jus de veau: superbe!

Huître pochée à l’oseille © GP

Lieu jaune étuvé, avec sa hollandaise à l’oursin © GP

On ajoute les jolis vins dénichés par Jordan avec un sacré nez, comme le vif auxey-duresses blanc les Cloux de Barolet-Pernot, puis le flatteur nuits saint georges blanc aux Champs Perdrix du château de Prémeaux,  avant la poitrine de pigeonneau cuite sur l’os, dattes medjoul, façon « retour de Mohammedia », au Maroc, qui s’harmonise avec le splendide rouge du château Roubine, syrah/cabernet à égalité.

Ris de veau pané, truffe, topinambours © GP

Poitrine de pigeonneau cuite sur l’os, dattes medjoul © GP

Le final? Des douceurs fins, légères, subtiles, comme le guacamole sucré, avec son écume et son sorbet pamplemousse, plus une feuille de tagette et enfin la pomme Granny Smith en texture, avec sirop d’herbes fraîches, chartreuse verte et chocolat blanc. Bref, il y a bien un magicien rue Percière et un antre secret dont on ressort léger comme une plume.

Service des fromages de B. et J-F Antony © GP

Granny Smith en texture, sirop d’herbes, chartreuse verte & chocolat blanc © GP

Rodolphe

35 rue Percière
76000 Rouen
Tél. 02 35 73 32 58
Menus : 32 (déj.), 44 (déj.), 50 (dîn.), 70 (dîn.) €
Fermeture hebdo. : Lundi, dimanche
Site: www.restaurant-rodolphe.com

A propos de cet article

Publié le 29 décembre 2017 par

Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Donnez-nous votre avis !

Rodolphe