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Marseille : quand Lévy actionne le goût

Article du 5 décembre 2017

On vous avait parlé de l’Alcyone dirigé par Lionel Lévy à son ouverture. Notre correspondant de la Côte d’Azur, Alain Angenost, y est retourné. Emballé…

Lionel Lévy © AA

Alcyone?  Elle est la fille mythique du dieu Éole. Quand ce dernier a su, qu’à l’Intercontinental l’Hôtel-Dieu Marseille, la table gastronomique de Lionel Lévy porterait son nom, il a vu que ce n’était ni du vent ni du mistral. Il s’est empressé, sous l’apparence d’un client lambda, de venir y dîner. La courge muscade, tout en végétal, pommade de genièvre avec cette forme féminine pareille à une danseuse et le consommé de Bouille-Abaisse version 2017, l’ont mis tout de suite en appétit.

La courge muscade, tout en végétal ©  AA

Mise en bouche © AA

La Noix de Saint-Jacques de plongée aux agrumes, cerfeuil tubéreux à l’amaretto et le veau de Corrèze, gnocchis citron et carotte gingembre, lui ont ensuite amplement démontré le savoir-faire du chef.  La poire Guillot, praliné noisettes du Piémont et la crème brûlée à la vanille de Madagascar ont achevé de le séduire.

Saint-jacques de plongée aux agrumes © AA

Consommé de Bouille-Abaisse 2017 © AA

S’il connaissait son parcours professionnel, il comprendrait sûrement pourquoi. Natif de Toulouse, Lionel Lévy a débuté sa carrière au Pastel de Gérard Garrigues avant de rejoindre Éric Frechon à La Verrière, aux Buttes Chaumont. Yves Camdeborde à La Régalade Paris 14e, Jean-Louis Nomicos, à la Grande Cascade, Alain Ducasse, au 59 Avenue Raymond Poincaré et au Spoon rue de Marignan. Les hasards de la vie le font s’installer à Marseille en 1999 pour ouvrir au coin du Vieux Port Une table au Sud.

Le veau de Corrèze © AA

La salle © AA

En 2012, il la cède à son second Ludovic Turac, pour devenir le chef exécutif du nouvel Intercontinental Hôtel-Dieu. Et c’est à l’Alcyone qu’il y mitonne une cuisine très aromatique où l’agrume et le végétal ont toute leur place, avec la terre et la mer mises en vedette sur un pied d’égalité. La salle du restaurant avec sa vue sur la « Bonne Mère » est parée de teintes douces, jouant subtilement le contemporain que l’on retrouve partout dans ces lieux imprégnés d’histoire.

Crème brulée © AA

La poire Guillot, praliné noisettes du Piémont © AA

Deux jeunes anciens du Meurice, époque Yannick Alléno, Romain Guiho, le directeur de salle, et Mathias Bretton, le chef sommelier, mènent prestement la ronde du service. L’Alcyone? C’est bien un cocon dont Lionel Lévy en est l’ardent tisseur de saveurs.

Romain Guiho et Mathias Bretton © AA

Alcyone à l’Intercontinental Marseille Hôtel-Dieu

1, Place Daviel

13002 Marseille

Tél. 04 13 42 42 40

Carte : 110-150 €

Site: marseille.intercontinental.com

 

 

 

A propos de cet article

Publié le 5 décembre 2017 par
Catégorie : Coups de coeur, Restaurants Tags :

Marseille : quand Lévy actionne le goût” : 3 avis

  • Lionel s’est tout à la foie de la sensibilité et du talent. Il est humble donc créatif car le doute est un vecteur de l’esprit.
    Je suis fier de lui comme si j’étais son père. Lionel est vraiment un grand chef !!…

  • Lionel a la sensibilité et le talent d’un très grand , et cela depuis toujours ! Je suis fier de lui comme d’un fils.
    En plus il a beaucoup d’humilité, ce qui lui permet de créer sans cesse. Car le doute est le sel de l’esprit.

  • viala

    Je suis la maman de Lionel très fière de son parcours depuis son plus jeune âge il voulait être en cuisine il a réussi et quel parcours son installation à L Intercontinental est quelque chose de magnifique .Tous ses plats sont subtils et quoi de plus beau pour une mère de voir un de ses enfants réussir sà vie professionnelle

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