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Pink Mamma

« Paris 9e : la banalisation de Pink Mamma »

Article du 28 novembre 2017

Ambiance © GP

On en avait parlé au tout début. On a attendu six mois pour y retourner : le décor est toujours superbe sur quatre étages, le service semble avoir perdu un brin de sa gnaque, de son enthousiasme, de sa belle humeur à l’italienne. Les produits ont toujours de la vigueur et de la qualité, même si leur mise en pratique laisse un peu sur sa faim. Des exemples ? Les spaghetti aux poulpes, sans sel, ni poivre, donc fades, la panna cotta qu’on avait adoré avec sa goutte de grappa, dont le serveur précise qu’elle est identique à ce qu’elle fut alors qu’avec sa compote de prunes, ses boulettes de pâtes en crumble, sa fleur d’oranger, elle adoucit plus qu’elle ne requinque, plus ces légumes qu’on a demandé sans fromage et qui arrivent … gratinés à la ricotta.

Pizza Mammargharita © GP

Rien de grave, bien sûr. Mais un peu quand même, d’autant que la pâte de la fameuse pizza Mammamargherita, la star de la maison, avec mozzarella di buffala, tomates de San Marzano, est un brin ramollo. Heureusement le morceau de bravoure de la maison, la superbe côtelette de boeuf florentine façon T-Bone, dite « Fiorentina Cut » est quasi-identique à ce qu’elle fut. Avec sa belle tendreté, ses morceaux grillés/moelleux, particulièrement savoureux près de l’os, avec ses délicieuses pommes sautés, dites « patatines ». On ajoute que les beaux produits maison en direct d’Italie, comme cette burrata revue en straciatella au coeur crémeux, un rien truffée, gardent de leur superbe.

Stracciatella © GP

Un bémol, tout de même, à la salade dite « Maboule et Taboule », avec son taboulé d’herbes fraîches, ses haricots verts, lentilles, féta, œuf mollet un peu fadasse, faute d’un assaisonnement marqué, à la daurade marinée façon céviche (mais on se demande ce que les rondelles de kiwi viennent faire là). Il est vrai que la maison fait 500 couverts sans forcer, avec ses 200 places assises sur quatre niveaux, qui se renouvellent sans ciller, et que l’on comprend qu’une qualité constante à toute heure, pour ce qui devient une usine à bonheur franco-italienne (l’atmosphère est toujours guillerette) semble mission impossible. Ajoutons encore un bon point à la malicieuse carte des vins avec le frais blanc sauvignon de Vénétie de Serafina et Vidotto ou le rouge San Marzano en primitivo, des Pouilles I Tratturi, fruité comme un beaujolais (à 23 € le flacon, il fait figure de vraie bonne affaire).

Spaghetti aux poulpes © GP

Fiorentina Cut © GP

Enfin, l’Eton Mess, aux airs de vacherin glacé, meringue brisée, glace au yaourt, myrtilles fraîches et coulis de myrtilles, n’est pas une mauvaise chose. Et puis, même banal, ce Pink Mamma n’est pas mal…

Panna cotta à la fleur d’oranger et compote de prunes © GP

Pink Mamma

20bis, rue de Douai
Paris 9e
Tél. Pas de téléphone
Carte : 35-55 €
Fermeture hebdo. : Ouvert tous les jours
Métro(s) proche(s) : Pigalle
Site: www.bigmammagroup.com

A propos de cet article

Publié le 28 novembre 2017 par

Pink Mamma” : 1 avis

  • Non désolé. Accueil sympa, joue les surbooké, mais ce n’est pas si vrai que ça. Sans réservation,on nous annonce au moins 1 heure d’attente. En réalité après 10mn, nous étions placés (6 personnes !) et d’autres avec nous.Déco extra !
    Pour ce qui est du principale c’est à dire la nourriture, nous avons franchement mal mangé. Plusieurs plats limites en présentations mais surtout franchement pas bon (il est très rare que j’écrive une chose pareille). Nous n’avons pas commandé de viandes qui semble l’un des point fort de ce restaurant.

Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Donnez-nous votre avis !

Pink Mamma