La Sivolière

« Courchevel: mon dîner à la Sivolière »

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Article du 16 février 2011

C’est un lieu raisonnable, sans ambition gourmande excessive, dans une salle douce et un brin contemporaine. Il y a là un feu de cheminée, une baie vitrée ouvrant sur le dehors, la montagne enneigée, mais à peine, comme un décor, Florence, la directrice, muée en aubergiste de charme affable, le jeune service aux petits oignons, enfin le chef sérieux et modeste, Bilal Amrani, natif de Carpentras, jouant la cuisine simple juste, comme une sorte de pied de nez facétieux et un brin provençal à ses glorieux aînés.

Mais il frappe juste, avec la « soupe de madame », un simple velouté jardinier avec les légumes du moment, la planche de jambons de Savoie du copain Antoine, les exquises ravioles de chèvre frais à truffe noire de Carpentras, le dos de saumon Salma fort peu cuit (à basse température) avec sa sauce vierge, la côte de veau braisée, d’une tendresse sans faille, avec son jus léger aux morilles et son exquis risotto d’épeautre.

On ajoute les vins d’ici et d’ailleurs, un saint-joseph blanc de Cuilleron, un joli rouge d’Allobrogie, une cuvée blanche des Schistes, un fixin de Jadot, plus une série de fromages de montagne dont un vacherin à fondre, avant la petite île flottante au coulis de pop-corn avec sa glace au caramel au beurre salé, qu’on accompagne d’un muscat de Beaume de Venise du domaine des Bernardins au joli nez de fruits confits. Bref, un moment de douceur et de calme dans un lieu hors classe.

La Sivolière

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Publié le 16 février 2011 par

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