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Zum Loejelgucker

« Traenheim: loués soient les Fuchs ! »

Article du 27 août 2017

Lydie et Claude Fuchs © GP

Cette maison fleurie et à colombages, au cœur d’un bourg vigneron, pourrait résumer l’Alsace à elle seule. Je sais : il y a l’Ami Fritz à Ottrott, l’Etoile à Mittelhausen, le Burestubel à Pfulgriesheim, plus quelques autres que j’oublie. Mais ce Loejelgucker, avec son nom imprononçable et incompréhensible pour un non autochtone (littéralement : celui qui regarde dans le tonneau), c’est encore autre chose.

Presskopf © GP

Voilà une demeure d’autrefois, qui a gardé son air de taverne années 1950, avec ses fresques murales, sa belle ambiance, son public populaire, si nombreux le dimanche, tout en se modernisant, créant une neuve entrée, une terrasse de plein air, des aises pour les handicapés, quoique sans abdiquer sa nature profonde. On fête là l’Alsace en toutes les couleurs, de toutes les façons et de tous les styles. Terre, mer, idées du marché sont convoquées sur une carte qui voit double (le terroir, ailleurs) et se complète d’une ardoise du jour.

Filet de maquereau au raifort © GP

Vous pouvez ici tout goûter, picorer ici et là, choisir la tradition et/ou la revisiter avec joliesse. Lydie accueille comme l’oiseau chante. Claude cuisine avec légèreté, générosité, componction. C’est du solide et du sans faiblesse que nous livrent les Fuchs à leur manière agile. Il faudrait, bien sûr, insister sur les prix angéliques, ceux des vins notamment, qui offrent – c’est le mot, surtout on les compare à ceux pratiqués par les tables louangées par nos amis du ©Fooding à Paris, qui valsent souvent au-delà de 40 € la bouteille – des flacons de grande qualité dès 20 ou 23 €.

Filets de rougets à la choucroute © GP

Je ne parle même pas du riesling de Barthel à Scharrachbergheim, commune voisine, à 15,30 € (vous avez bien lu!). Mais les muscat et pinot noir du vigneron star du village, Frédéric Mochel, sont à peine plus onéreux, et d’autres (ceux de Charles Muller et fils, toujours à Traenheilm) valent également la dégustation appliquée. Mais je m’égare, et j’oublie de louanger le presskopf vinaigrette, les filets de maquereau avec leur chantilly au raifort et leurs pommes de terre en vinaigrette, la salade de choucroute aux filets de rougets, plus ces mets de toujours, un brin revisités que sont les pieds de porc désossés aux pommes sautées, le gigot de porcelet sur lit de choucroute, et puis encore l’omble chevalier aux oeufs de truite.

Pieds de porc désossés © GP

En desserts, on craque pour le vacherin glacé de l’Auberge. Mais le kougelhopf glacé aux griottes fait envie, la tarte aux mirabelles est à fondre et toutes les pâtisseries sont dignes de grand-mère. Osera-t-on ce truisme? Qui ne connait pas le Loejelgucker ne connait pas l’Alsace. A noter que la maison ouvre quasiment tous les jours…

Tarte aux mirabelles © GP

Zum Loejelgucker

17, rue Principale
67310 Traenheim
Tél. 03 88 50 38 19
Menus : 9 (déj.), 26 ("terroir"), 46 €
Carte : 35-55 €
Fermeture hebdo. : Lundi soir, mardi soir
Site: www.aubergedetraenheim.com

A propos de cet article

Publié le 27 août 2017 par

Zum Loejelgucker” : 1 avis

  • PRABEL LUCETTE

    pieds de cochon sur lit de mâche dégustés de jour : divin

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