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À l’Étoile

« Mittelhausen : images de l’Alsace heureuse »

Article du 25 août 2017

Jean-Jacques, Chantal et Jacques Bruckmann © GP

S’agissant des Bruckmann, de l’Etoile et de Mittelhausen, on se répète avec plaisir : s’il fallait résumer l’Alsace gourmande à une auberge, dans un beau village préservé, au cœur d’une campagne de carte postale, c’est à eux, à leur demeure simple et chaleureuse, comme à ce point perdu du Kochersberg que l’on penserait. Il y a, certes, l’Ami Fritz à Ottrott, le Burestubel à Pfulgriesheim, le Loejelgucker à Traenheim, toutes maisons que l’amoureux de l’Alsace et le lecteur de ce blog connaît bien.

Mini tartes flambées © GP

Mais les Bruckmann, c’est encore autre chose: pas de folklore, pas de pub, pas de tapage. Le Michelin qui les signale avec un texte dithyrambique, oublie de leur attribuer le bib gourmand que leur menu du terroir (à 24 €) mérite amplement. Le bourg qui les abrite est plus laborieux que pittoresque. Encore que tout y est ici une ode à la campagne alsacienne de tous les choses, aux beaux légumes que l’on y produit et que les voisins Colin vendent « lyophilisés ».

Poêlée de girolles © GP

Reste qu’on vient d’abord à l’Etoile pour faire bombance, entre amis, dans un cadre paisible et boisé. Le cadre est cosy, les tables bien mises, le service souriant, complice, efficace, le terroir mis en relief par maître Jacques, qui apprit le métier avec sa mère, puis avec Fernand Mischler à Lembach, jadis, au Cheval Blanc, tandis que Chantal accueille avec gentillesse et que papa Jean-Jacques goûte rituellement le plat du jour au « stammtisch » (ce midi, un merlu poêlé au riz).

Presskopf vinaigrette © GP

Ce que vous vous goûterez là? Du sûr, du savoureux, de l’éprouvé: mini-tartes flambées en liminaire, puis poêlée de girolles crémées, escargots du Kochersberg,  presskopf (évidemment maison) avec ses crudités, tête de veau vinaigrette, boeuf en pot-en-feu au raifort, morilles farcies aux cèpes, carré de porcelet, avec sa peau laquée, sur son lit de choucroute, braisé à la bière et encore forêt noire, partiellement glacée, joliment revisitée, tarte aux quetsches et cannelle. Rien qu’à énoncer ces mets, l’eau me vient à la bouche.

Carré de porcelet sur lit de choucroute © GP

Voilà une cuisine vive, solide, savante, d’expérience, qui parle au coeur. Sur laquelle on boit les vins de la région, comme le muscat de Mochel à Traenheim, le pinot noir de Romain Fritsch à Marlenheim (venu du grand cru Steinklotz, mais comme l’INAO n’a pas prévu le pinot noir dans son classement, on dit simplement « STZ ») ou encore cet autre pinot noir signé Muré dit « Signature » à Rouffach, et qui a des airs de grand bourgogne.

Forêt Noire revisitée © GP

Surtout, ne dites pas aux Bruckmann que les prix de leurs vins sont souvent deux fois moins élevés que ceux de leurs collègues, ils pourraient les augmenter! Mais ces modestes sont des gens raisonnables, qui offrent aussi de jolies chambres proprettes et un spa. Une salve pour cette bonne étoile…

Tarte aux quetsches et cannelle © GP

À l’Étoile

12, rue de la Hey
67170 Mittelhausen
Tél. 03 88 51 28 44
Chambres : 73-98 €
Menus : 11 (déj., sem.), 24, 29, 39, 46 €
Carte : 32-55 €
Fermeture hebdo. : Lundi, dimanche soir
Site: www.hotel-etoile.eu

A propos de cet article

Publié le 25 août 2017 par

À l’Étoile” : 1 avis

  • Annette

    Nous sommes allés dîner un soir de semaine, restaurant recommande
    Très bon àccueil, cadre correct
    Tres déçus de la table … Menu à 38 euros Un foie gras aux contours gris beige …
    Le millefeuille de caille n’avait rien d’un millefeuille !
    La viande de caille avait un goût de réchauffé et la feuille de brick qui l’entourait était du caoutchouc !
    Garniture une moitié de poire et quelques girolles, généreusement arrose d’une épaisse sauce brune
    Le dessert moyen
    Il me semble que nous avons eu droit aux restes du week end Quant à moi, j’ai passe un lendemain avec une belle indigestion.
    Bien dommage

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