Les USA d’Olivier Barrot

Article du 18 juin 2017

L’ouvrage est court, mais dense, riche, foisonnant. D’ailleurs Olivier Barrot a le chic de ses ouvrages ramassés où, en quelques phrases, il brasse le monde, évoque ses souvenirs, dit ses amitiés, exprime ses nostalgies. Grand voyageur, homme pressé, pourri de culture, hypermnésique, il nous avait entrainé dans sa Mitteleuropa culturelle et littéraire. Cette fois-ci, il nous mène de Philadelphie à Baltimore, du Vermont en Californie, en passant par Minneapolis ou Seattle. Il croise Philippe Labro, son compère fidèle en « Americanomania », Woody Allen (dont il trace un portrait à l’acide) ou les Clinton dans une table en vogue de Manhattan. Evoque Hemingway ou Fitzgerald, sillonne La Vegas et Tucson,  poursuit un rêve d’Amérique à New-York longuement arpentée, mais ne néglige pas le Connecticut des millionnaires, ni la Boston des pionniers. Son Amérique ressemble à un puzzle, riche, varié, bigarré, comme une mosaïque savante. On en ressort ébloui, étourdi, charmé, quasi conquis.

United States, d’Olivier Barrot (Gallimard, 95 pages, 10 €).

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Publié le 18 juin 2017 par
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