Les « adieux » de Pierre Bénichou

Article du 2 juin 2017

Voici un petit livre, mais vrai livre, comme un cadeau, offert, à 78 ans, à ceux qui le suivent sur les plateaux de Laurent Ruquier, et ne savent pas que cette grande gueule, grosse tête et fort caractère, est aussi une belle plume. Pierre Bénichou le démontre ici en 26 exercices de stèle, hommages, adieux adressés à des amis, célébrités, personnages moins illustres, portraits version « nécro » réalisés pour le Nouvel Observateur. D’Aragon à Lino Ventura, du méconnu Lucky Dana à Charles Trénet, de Jean Cocteau à Léo Ferré, en passant par François Mitterrand et Marcel Dassault, Pierre Bénichou se révèle drôle, brillant, mordant, incisif, décapant. On savoure ces morceaux de bravoure qu’une bonne fée éditoriale, nommée Jean-Paul Enthoven, que PB, dans sa préface, désigne nommément, a sauvé de l’oubli.  La tendresse y a sa part. L’épitaphe de Jean Marais (« la coqueluche des filles, la passion d’un homme, l’homme de toutes les audaces« ) est un chef d’oeuvre du genre.

Les absents levez le doigt ! de Pierre Bénichou (Grasset, 140 pages, 15,90 €).

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Publié le 2 juin 2017 par

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