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Paris 6e : il n’y a que Faye qui m’aille

Article du 4 novembre 2016
Le jury © Maurice Rougemont

Le jury © Maurice Rougemont

Un peu de littérature en cette semaine de prix: après le Goncourt et le Renaudot chez Drouant, le jury du prix du premier roman se réunissait, lui, au Procope. Entre les membres du jury présents (Michèle Gazier, Jean-Claude Lamy, Joël Schmidt, le président, Jean-Pierre Tison, Gérard de Cortanze, qui faisait office de secrétaire général cette année, Mohammed Aissaoui, Georges-Olivier Châteaurenaud, tous amis de longue date, et votre serviteur  -manquaient Annick Geille, Christine Ferniot, Jean Chalon, tous excusés), l’unanimité se fit assez vite autour du « Petit Pays » (Grasset) de Gaël Faye, grand favori, peu lauréé – sinon par la FNAC, en début de rentrée, avec six voix contre deux à Maëlle Guillaud pour Lucie ou la Vocation (aux éditions Héloïse d’Ormesson).

Canapés © GP

Canapés © GP

Guère de surprises pour les lecteurs fidèles de ce blog qui ont également suivi la saga sicilienne de Davide Enia, vainqueur, lui aussi aisément, du prix premier roman étranger, pour « Sur cette terre comme au ciel » (Albin Michel). Les dernières délibérations et l’annonce du prix avaient donc lieu au Procope, premier café littéraire, qui fut celui des Lumières et de Voltaire, fondé en 1686. Et au menu, des mets classiques et délectables venaient soutenir les discussions hautes en couleurs.

Filet de daurade au chablis © GP

Filet de daurade au chablis © GP

Ainsi, le champagne cuvée brut Silver Royal de Pommery pour arroser, avec les canapés (le toast de foie gras et sa confiture de figues, le mini tartare d’avocat au crabe, le saumon mariné façon hareng sur son lit de pommes de terre). Ensuite le bourgogne aligoté de la Chablisienne avec le filet de daurade au chablis et sa printanière de légumes et le traditionnel coq au vin « ivre de juliénas », qu’escortait superbement le bordeaux les Hauts de la Gaffelière 2010 de la maison Malet Roquefort.

Traditionnel coq au vin © GP

Traditionnel coq au vin © GP

En issue, la classique charlotte aux fruits rouges ou le splendide entremet chocolat et craquant au pralin, réjouissances d’enfance hautes en couleurs, riches en saveurs, idéales pour conclure de belles agapes festives en l’honneur d’une des meilleures cuvées de la rentrée littéraire.

Entremet chocolat/craquant pralin © GP

Entremet chocolat/craquant pralin © GP

Le Procope

13, rue de l’Ancienne Comédie
Paris 6e
Tél. 01 40 46 79 00
Menus : 21,50 (formule, sem.), 28,50 (déj.), 38,50 (dîn.) €
Carte : 45-75 €
Horaires : 11h30-minuit
Fermeture hebdo. : Ouvert tous les jours
Métro(s) proche(s) : Odéon
Site: www.procope.com

A propos de cet article

Publié le 4 novembre 2016 par

Paris 6e : il n’y a que Faye qui m’aille” : 1 avis

  • Nahmias

    J’achète le livre de Gaël FAYE dés demain.

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