Bofinger

« Shalom chez Bofinger (Paris 4e) »

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Article du 20 décembre 2010

Shalom Kadosh chez Bofinger © GP

Il est le « Bocuse casher » de Jérusalem, officie au Léonardo (ex-Sheraton Jerusalem Plaza), sur son esplanade face à la vieille ville, a fait venir les grands chefs du monde entier  en Israël, pour son jubilé en janvier dernier. Ce mois de décembre, Shalom Kadosh a découvert un Paris enneigé avec ses rues sans taxis, ses promeneurs emmitouflés, mais, surtout, il a été « voir » quelques unes des belles cuisines du moment: celle du Royal Monceau, avec Laurent André, celle d’Eric Fréchon au Bristol, de Jean-François Piège chez Thoumieux, d’Antoine Westermann chez Drouant. Il redécouvre Paris, chaque année, avec éblouissement. Même si manger casher dans un monument parisien de style brasserie n’est pas une sinécure.

La grande salle sous la coupole © GP

La grande salle sous la coupole © GP

On est donc allé ce midi chez Bofinger. Le lieu, millésimé 1884, a gardé ses ors et ses lustres, ses banquettes de moleskine, sa grande salle sous la coupole avec ses lustres, ses miroirs, ses cuivres, ses patères, ses toilettes 1900, ses salles de premier étage avec ses marqueteries de Panzani et ses toiles d’Hansi. Au rez de chaussée, le lieu a le charme de son ampleur.

Ravioles de munster à la choucroute © GP

A moi, les ravioles de munster au jus de viande et choucroute, à lui une salade composée de légumes faites juste pour lui et la circonstance. A moi encore la belle choucroute paysanne, avec ses jolis morceaux charcutiers, son boudin, sa saucisse aux herbes, sa knack, sa palette. A lui, la sole meunière, impeccable dans sa nudité, découpée à la commande. On passe sur un tournedos de saumon sec, avec ses brins d’aneth, sa fondue de poireaux, sans grand relief.

Tournedos de saumon © GP

On lorgne, avec envie, les desserts, comme cette crème brûlée flambée à l’alcool de vanille qui trône joliment sur table à côté et qu’on goûtera en compagnie d’un honnête kougelhopf glacé. Sur ces agapes sans ombre le riesling « cuvée du cent cinquantenaire » signé Lorentz à Bergheim, sec et vif, passe comme une lettre à la poste. C’est sûr, on se reverra vite, en se souhaitant, selon l’adage, « l’an prochain à Jérusalem ». Même si, dans cette cité plurimillénaire, les lieux de restaurants anciens sont rares, plus qu’à Paris…

Choucroute paysanne © GP

Bofinger

5-7 rue de la Bastille
Paris 4e
Tél. 01 42 72 87 82
Menus : 29,90 €
Carte : 55 €
Horaires : Jusqu'à minuit
Fermeture hebdo. : Ouvert tous les jours
Métro(s) proche(s) : Bastille
Site: www.bofingerparis.com

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Publié le 20 décembre 2010 par

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