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Les chuchotis du lundi: Michelin place Vendôme, Sarran à Tel Aviv, Passédat unit la Méditerranée, Gagnaire revient, la fin de l’incognito, Donckèle chez LVMH

Article du 18 janvier 2016

Michelin donne rendez-vous place Vendôme

Black out cette année pour le lancement du Michelin, qui se fera le 1er février, et dont la sortie a longtemps été tenue secrète. L’événement aura lieu au Pavillon Vendôme, 7, place Vendôme, sous la gouverne de Potel & Chabot, avec une prestation orchestrée par Jean-Pierre Biffi. La manifestation se fera en deux temps, avec, comme l’an passé, une présentation à la presse à partir de 10h30, puis le soir, un grand cocktail ouvert auquel seront conviés chefs de renom, personnalités du monde des médias, de la politique et de la gourmandise. La cerise sur le gâteau: une exposition consacrée aux grands étoilés, signée Stéphane de Bourgies (dont les portraits souvent décalés de Bocuse, Passard, Pacaud, Trama, Constant, Camdeborde, Pégouret, Banctel et tant d’autres sont exemplaires).

Stéphane de Bourgies et Alain Passard © SdB

Stéphane de Bourgies et Alain Passard © SdB

Les sponsors, comme S.Pellegrino (qui mettra à l’honneur son format Magnum 1,5l), Métro (qui présentera sa gamme de produits extra frais), Lavazza (ses cafés, mais aussi ses essais de mise en scène du café en usage dans la gastronomie), Porsche (avec sa nouvelle ligne de voitures citadines), Président (avec son beurre et sa crème), seront aux côtés du guide rouge, qui évoquera le tout récent rachat de Bookatable qui en fait le leader mondial de la réservation en ligne. Une manière de signifier que si le marché des guides régresse, Michelin et ses équipes se positionnent différemment sur le numérique, histoire de répliquer aux nouveaux défis du monde comme il va.

Bernard Pacaud et Stéphane de Bourgies © SdB

Bernard Pacaud et Stéphane de Bourgies © SdB

Sarran à Tel Aviv

Michel Sarran © GP

Michel Sarran © GP

Michel Sarran,  chef star toulousain, deux fois étoilé et juré Top Chef, arrive en Israël le 6 février. Il s’envole pour l’aéroport Ben Gourion, en compagnie d’une dizaine de talentueux collègues de la région Haute Garonnaise et de Provence, dans le cadre de la semaine du 7 au 13 février, organisée conjointement par l’ambassade de France et l’Institut Culturel Français à Tel Aviv – « So French, So Food ». Il jouera en duo la cuisine franco-fusionnante, un tantinet asiate en compagnie du régional de l’étape Moran Yanai, à l’hôtel Montefiore de Tel Aviv. Les autres chefs et artisans pressentis pour le voyage, qui travailleront avec leurs collègues du neuf Israël gourmand seront, entre autres, le toulousain Romain Fornell (qui possède plusieurs tables – dont une étoilée, le Caelis- à Barcelone), Georges Camuzet d’un Air de Famille à Toulouse, Simon Carlier, ex Masterchef, qui a ouvert Solides, non loin de la place du Capitole, Pascal Barbetti, boulanger de talent à Colomiers, Sébastien Sanjou du Relais des Moines à Arc-sur-Argens, Laurent Azoulay de l’Ekrin au Kaila à Méribel, Stéphane Paroche de la Managneraie à Aubignosc, en Haute Provence, enfin Stéphane Léger de l’Archange à Saint Raphaël. Du bon, du frais, du savoureux, qui permettra de parler du Proche-Orient de manière ludique et gourmande. Voilà qui fait du bien.

Passédat unit la Méditerranée

Gérald Passedat @ DR

Gérald Passedat @ DR

Trois étoiles au Petit Nice, funambule de la cuisine méditerranéenne au MUCEM, Gérald Passédat unit toute la Méditerranée du 24 au 26 janvier. Il sera le parrain, en compagnie du chef libanais Maroun Chedid, de Food’in Sud, au Parc Chanot, au Palais Phocéen, à Marseille. Avec eux,  Frédéric Anton du Pré Catelan, Nicolas Sale du Ritz, Guillaume Gomez, le MOF de l’Elysée, Joseph Viola de Daniel et Denise comme Mathieu Viannay de la Mère Brazier à Lyon, Régis Marcon de l’Auberge des Cimes à Saint-Bonnet-le-Froid, Christophe Muller du restaurant Paul Bocuse à Collonges-au-Mont-d’Or, comme Raymond Blanc  du Manoir aux Quat’Saisons près d’Oxford en Angleterre, Hakim Semi de Turquie, Nawel Amaoui d’Algérie,  Joe Barza du Liban Karim Ben Baba du Maroc et Hector Cabello d’Espagne présenteront leur vision de la cuisine de la Riviera et du Proche Orient.

Gagnaire revient

François Gagnaire © GP

François Gagnaire © GP

Attention, lui, c’est François – Gagnaire -, qui fut formé jadis chez le grand Pierre à Saint-Etienne, mais aussi chez l’admirable Alain Chapel à Mionnay. Qu’on connut jadis au Puy-en-Velay, où il fut étoilé, avant de quitter l’Auvergne pour Paris. Il travailla quelques mois au Safran de l’Hôtel du Collectionneur, avant de créer une demeure conviviale, fraîche à sa mesure, baptisée Anicia, en lieu et place du Bakkus Gourmand dans la rue du Cherche-Midi. Sa belle et franche nature ressort dans ce bistrot contemporain qui se veut ouvert aux produits comme aux idées de  ses belles montagnes, ses volcans éteints, ses lacs, la chaîne des Puys. Le caviar du Velay, les escargots du Velay au cresson et au jus d’orge ou le chou à la verveine: voilà quelques unes des belles idées régionales qui vous attendent là.

La fin de l’incognito

Michael Ellis © DR

Michael Ellis @ Stéphane de Bourgies

Allez, on ne va pas les blâmer, ni leur jeter la pierre, – alors que notre photo figure en liminaire de ce blog – les big boss du Michelin, qui ont laissé tomber l’incognito qui fut si longtemps la règle, du temps d’André Trichot et de Bernard Naegellen, à l’époque l’avenue de Breteuil, dans leurs gris bureaux proches des Invalides. Exilés en banlieue, louant désormais de grandes salles pour leurs happenings, voyageant à l’étranger, en commis voyageurs de leur guides pneumatiques, les patrons du Michelin ne reculent maintenant devant rien pour être sur le devant de la scène. Ils s’affichent fièrement dans leurs pages Facebook – à l’image de la photo ci dessus de Michael Ellis – ou réservent sous leurs noms dans les restaurants qu’ils visitent et où ils dorment (exemple de Juliane Caspar il n’y a guère chez Olivier Bellin aux Glazicks de Plomodiern). Autre époque, autres mœurs : celles des nouveaux medias qu’avait inauguré avant eux Jean-Luc Naret, désormais hôtelier (de charme) aux Maldives.

Donckèle chez LVMH

Arnaud Donckèle © Maurice Rougemont

Arnaud Donckèle © Maurice Rougemont

On savait que le petit empire de Jean-Claude Delion était à vendre. Surprise de ce début d’année: ce n’est pas la Réserve de Beaulieu qui est partie en premier, mais la Pinède de Saint-Tropez, avec, dans l’escarcelle du groupe LMVH, repreneur de la demeure, les trois étoiles de la Vague d’Or. Arnaud Donckèle va ainsi être boosté par ce rachat. On prévoit une seconde table dans ce qui pourrait devenir le maillon Cheval Blanc, que cherchait la chaîne de Bernard Arnault dans la presqu’île varoise. Yannick Alléno, lui, n’a « que » deux étoiles à Courchevel, en son 1947. Et l’on subodore déjà que, pour le Cheval Blanc de Paris, qui devrait ouvrir l’an prochain dans la Samaritaine, face à la Seine, le groupe hôtelier de LVHM devrait donc faire appel à Donckèle qui s’ennuie un peu durant les longs hivers tropéziens.

A propos de cet article

Publié le 18 janvier 2016 par

Les chuchotis du lundi: Michelin place Vendôme, Sarran à Tel Aviv, Passédat unit la Méditerranée, Gagnaire revient, la fin de l’incognito, Donckèle chez LVMH” : 2 avis

  • Bernard Kuentz

    donc San Pellegrino est dans tous les bons coups !
    La marque sponsorise et concurrence (50 Best) le Michelin
    décidément

  • Magnifique ce que vous faites! Je suis admirative .Mais pourquoi ne pas parler aussi de certaines tables d’Hotes en maison d’Hotes pour qui la cuisine est une passion
    Andrea D’Onghia de Mulhouse
    PEONIA at HOME

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