La confession de Philippe Etchebest

Article du 4 septembre 2015

Etchebest

Il né à Soissons pas au pays basque, a fait le tour de France avec ses parents qui tinrent table à Villeneuve-sur-Lot, Laon, Haybes-sur-Meuse, mais aussi à Orléans et Hendaye, avant Bordeaux au Chipiron. Si son père est bien basque, fils de fermiers de Camou-Suhast, sa mère est ardennaise. Et l’on sait que les chevaux ardennais sont les seuls qui aient survécu lors de la retraite de Russie.

D’où sans doute la force de caractère hors du commun de ce formidable commis de cuisine devenu chef star cathodique, qui conte ici sa vie, son itinéraire (superbe couplet sur le concours de MOF 2000 remporté avec une rage incroyable), ses belles aventures gourmandes, sans omettre sa camaraderie avec les chefs du Sud Ouest, sa passion de la boxe et du rugby, l’apprentissage au Bon Coin du Lac à Mimizan, les stages chez Arrambide, Bardet, Chibois, le perfectionnement avec Jean-Marie Meulien au Clos Longchamp, les premiers concours gagnés (comme ce prix Jeune Cuisine Minervois en 1989, sous la présidence de Joël Robuchon, je m’en souviens, j’étais dans le jury!), l’aventure chaotique du Grand Barrail à Saint Emilion, celle, étoilée, de l’Oison aux Châteaux des Reynats à Périgueux, enfin celle de l’Hostellerie de Plaisance à nouveau à Saint-Emilion pour un retour gagnant. On abrège, mais il y a encore ce qui va le mettre sur une orbite médiatique fantastique:  « Cauchemar en Cuisine » puis « Top Chef ». Enfin, sa neuve aventure bordelaise qui n’est pas encore commencée à l’heure où  nous rédigeons ces lignes. Ce qu’il faut retenir de ce livre: la gnaque, la formidable envie de gagner, la belle nature, la gouaille, bref la volonté de travail et l’authenticité de ce rude personnage qui a plusieurs casquettes, mais pour ce qui nous occupe ici, se révèle un merveilleux passeur d’âme. Les conseils de vie se livrent en filigrane de ce sacré livre, plein de punch, de rythme, d’envie de bien faire et de communiquer sa pêche aux autres.

Je ne lâche rien, de Philippe Etchebest, avec la collaboration de Stéphane Davet (Michel Lafon, 238 pages, 17,95 €).

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Publié le 4 septembre 2015 par

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