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Les chuchotis du lundi: Guy Savoy enfin au Quai Conti, le scandale Streiff, Zanoni à St Tropez, on a retrouvé Jousse, cauchemars à Bordeaux, Mariller déménage

Article du 13 avril 2015

Guy Savoy quai Conti, enfin

Clément Leroy et Guy Savoy © Maurice Rougemont

Clément Leroy et Guy Savoy © Maurice Rougemont

Les travaux s’achèvent, la bonne nouvelle se confirme: Guy Savoy devrait être enfin chez lui fin avril ou début mai, quai Conti, au premier étage de l’Hôtel de la Monnaie, dans un cadre certes contemporain, quoique supervisé par les Monuments Historiques, signé Jean-Michel Wilmotte. Quelques jours après – sans doute mi-mai -, sa demeure actuelle de la rue Troyon se transformera en restaurant de poissons, avec pour enseigne « Etoile-sur-Mer », sous la gouverne de son adjoint, Clément Leroy, actuellement en charge de l’Huîtrade, son bar à l’huître sis juste en face. On en reparle, bien sûr, très vite.

Top Chef: le scandale Streiff

Olivier Streiff  © AA

Olivier Streiff © Alain Angenost

Incompréhensible, l’élimination d’Olivier Streiff en demi-finale de Top Chef lundi dernier sur une épreuve légumière qu’il avait lui-même choisie a suscité l’indignation des téléspectateurs. Son « arlequin de légumes » avec ses pâtes multicolores façon lasagne avait fait pourtant crier au génie Jean-François Piège (« il a su prendre des risques avec une construction géniale« ), moins sans doute Hélène Darroze (qui trouvait que le plat « manquait de légumes« ), mais qui avait encore bien moins apprécié, en grimaçant, le gargouillou « mal assaisonné et beaucoup trop amer » de Kevin d’Andrea, tandis que Piège trouvait « bon, certes, mais sans personnalité » le jardin de légumes de Xavier Koenig, jeune commis de Laurent Arbeit, notre chef de l’année du Pudlo Alsace 2015, à Sierentz. Sans doute le look gothique et l’âge d’Olivier (38 ans, quasiment le double des deux autres compétiteurs) y furent-ils pour quelque chose. Le dernier juré, Philippe Etchebest a dit au revoir à Olivier en lui glissant : « toi, tu es un poète« . Ce qui veut tout dire…

Zanoni à Saint-Tropez

Simone Zanoni et Pietro Volonte © DR

Simone Zanoni et Pietro Volonte © DR

On connaît Simone Zanoni, en chef deux étoiles conquérant au Trianon Palace de Versailles sous l’égide de Gordon Ramsay, et dans son annexe moins chère de la Véranda, au coeur du même palace versaillais. L’élégant Simone, qui fut un temps chef et traiteur associé à son compte dans le 11e, est également le grand manitou conseilleur du Rafaël, restaurant casher et gastronomique dans le 17e. La nouveauté? Il est désormais le chef exécutif – à distance – de la Villa Belrose à Gassin, sur la presqu’île de Saint-Tropez, où il a mis en place son disciple Pietro Volonte. Ce natif de Côme, ancien de Da Candida à Campione d’Italia, l’Eden à Rome, la Locanda Locatelli et Gordon Ramsay, tous deux à Londres, s’est frotté aux saveurs franco-italiennes depuis belle lurette, notamment durant neuf ans aux côtés de son mentor Simone. Première carte: le 24 avril.

Jousse retrouvé

Philippe Jousse à l'IPB

Philippe Jousse © GP

Natif du Gâtinais, adjoint puis chef d’Alain Chapel à Mionnay – il fut le dernier chef en titre de la grande demeure des Dombes -, Philippe Jousse, qui semblait avoir disparu du milieu gourmand, est devenu fort discrètement responsable des cours de cuisine pour amateurs de l’Institut Paul Bocuse à Ecully. Il exerce au premier étage de l’Hôtel Royal, place Bellecour au centre de Lyon, également géré par l’IPB. Chanceux élèves amateurs qui peuvent bénéficier d’un pédagogue aussi talentueux!

Cauchemars à Bordeaux

Etchebest v/s Ramsay © DR

Etchebest v/s Ramsay © DR

Les deux protagonistes télévisuels de « Cauchemar en Cuisine », Gordon Ramsay, l’anglais original (« Hell’s Kitchen », c’est son bébé), et Philippe Etchebest, sa doublure française, devraient se retrouver prochainement vis à vis au cœur de Bordeaux. Le premier reprendrait la table gourmande qui fut étoilée – le Pressoir d’Argent– du Grand Hôtel de Bordeaux, qui se cherchait une « pointure » depuis quelques mois, face au Grand Théâtre. Et c’est précisément au rez-de-chaussée du même Grand Théâtre bordelais, que l’on devrait retrouver Philippe Etchebest, ex deux étoiles à l’Hostellerie de Plaisance à St Emilion. Il doit, en effet, créer sa table gourmande en lieu et place du Café Opéra, ex Café Louis, actuellement en dépôt de bilan, dont les murs sont la propriété de la ville.

Bernard Mariller déménage

Bernard Mariller © GP

Bernard Mariller © GP

Installé depuis près d’un quart de siècle, rue de Sèze à Lyon, dans le 6e, à l’enseigne du « Gourmet de Sèze », Bernard Mariller déménage de quelques numéros (au 127) pour plus de confort, avec un laboratoire de cuisine important et une décoration davantage dans le goût de l’époque. Cet étoilé discret (depuis 2002), élève de Lameloise, Troigros, Robuchon, ex chef des Templiers aux Bézards, va enfin pour voir trouver un lieu où donner toute sa mesure.

A propos de cet article

Publié le 13 avril 2015 par

Les chuchotis du lundi: Guy Savoy enfin au Quai Conti, le scandale Streiff, Zanoni à St Tropez, on a retrouvé Jousse, cauchemars à Bordeaux, Mariller déménage” : 3 avis

  • Matthieu A

    Bonjour M. Pudlowski,

    A quand un billet de votre part sur le nouveau restaurant de Joel Robuchon à Bordeaux tenu par le chef Tomonori Danzaki ? Hâte de lire vos commentaires sur cet établissement car j’y ai pour ma part passé un moment fabuleux, l’une de mes plus belles expériences gastronomiques avec Gagnaire et Lallement. Après il est vrai que le restaurant a souffert d’une mauvais publicité récemment mais il n’en demeure pas moins que j’ai été émerveillé par la cuisine du chef Danzaki.

    Quoi qu’il en soit un immense merci pour vos critiques toujours pertinentes elles m’ont souvent servi quant au choix des établissements que j’ai fréquentés.

    Cordialement,

    Matthieu A

  • Bonjour
    Juste pour vous dignaler que les feres Delacourcelle se sont installés 8 rue Falguiere au Vitis. Avis aux amateurs.
    Cordialement
    Philippe et Marc Delacourcelle

  • Concernant Olivier Streiff, ce n’est pas tant son élimination qui pose question mais la façon dont celle-ci s’est décidée. Car, au vu du résultat de la seconde épreuve de la demi-finale, le jury allait forcément devoir choisir un des finalistes.
    La question est la suivante : qui a gagné la troisième épreuve ?
    Si c’est Olivier, le jury a dû départager les trois candidats, aucun d’entre eux n’ayant marqué de points. Dans le cas contraire, la question suivante et évidente est : comment le jury a-t-il choisi le second finaliste ?
    Des questions dont on aimerait bien avoir les réponses…

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