Les chuchotis du lundi: Banzo est toujours là, Meneau redémarre, Fabius marque des points, Lebascle à Meudon, les nouveaux Affranchis, Clément au Violon d’Ingres

Article du 23 mars 2015

Banzo est toujours là

On le croyait en retraite. Jean-Marc Banzo, qui fut le grand chef du Clos de la Violette de sa ville et celui de la Villa Madie à Cassis, vient d’obtenir son étoile au tout neuf hôtel Renaissance à Aix-en-Provence, à la table dite le Clos. Certes, il joue là les consultants de charme façon grand manitou conseilleur, plaçant sur orbite celui qui fut longtemps son second Pascal Consani et qui est appelé à lui succéder véritablement dans deux ans. Pour l’heure, Pascal joue le premier rôle au Comptoir du Clos, le bistrot chic de la maison, qui, contrairement à son pendant de luxe, est également ouvert au déjeuner.

Meneau redémarre

Pierre et Marc Meneau © DR

Pierre et Marc Meneau © DR

Contraint de fermer sur décision de justice, lâché par sa banque, Marc Meneau contre-attaque avec son avocat Me Gabriel Sonier auprès du tribunal de commerce de Paris avec trois investisseurs potentiels. Il s’apprête à rouvrir sa table fameuse de St Père sous Vézelay, l’Espérance, dès le premier avril avec une équipe performante sous la houlette de son chef Yu Sugimoto et avec l »aide de son fils Pierre, toujours présent en semaine au Cromexquis à Paris. On en reparle…

Fabius marque des points

Laurent Fabius accueillant Jean-Luc Petitrenaud à Versailles © GP

Laurent Fabius accueillant Jean-Luc Petitrenaud à Versailles © GP

Il est devenu l’homme politique français préféré des chefs, le premier, depuis Jacques Chirac et François Mitterrand, qui fut son mentor et affectionnait la Côte d’Or à Saulieu, à s’afficher sans complexe en compagnie des grands cuisiniers. Laurent Fabius, qui a accueilli 750 personnes, le 19 mars dernier à Versailles, a cité Talleyrand, pour qui la cuisine est le meilleur des arguments diplomatiques, fêtant en grandes pompes, avec les ambassadeurs étrangers en poste à Paris et les grands sponsors du monde de la gastronomie, la cuisine française sous le sceau de « Goût de France/Good France ». Il a même glissé, en confidence, à ceux qui en douteraient: « nous allons enfoncer le clou« . Prochain rendez-vous « officiel »: en septembre, avec la fête de la gastronomie, désormais sous sa gouverne. Sa compagne, présente avec lui, lors de toutes les grandes manifestations gourmandes, Marie-France Marchand-Baylet, créatrice de l’association Flag-France Renaissance dédiée « au rayonnement culturel de notre pays« , est pour beaucoup dans cette heureuse conversion…

Lebascle à Meudon

Jean-Christophe Lebascle © GP

Jean-Christophe Lebascle © GP

Il fait plaisir au tout Issy-les-Moulineaux comme à la proche porte de Versailles dans son bistrot tendance, imaginé jadis, par les Vigato, en lieu et place de la Manufacture de Tabac d’Issy. Jean-Christophe Lebascle ouvre dans l’ancienne gare du Bas-Meudon une table moderne, drôle, savoureuse, qui sera l’un des événements de la banlieue gourmande cette année: Quai de Meudon. Cet élève de Guérard, Meneau et… Vigato, qui travailla chez ce dernier, entre grande table et bistrot, connait la musique. On en reparle vite.

La révélation des nouveaux Affranchis

Enrico et Keenan © GP

Enrico et Keenan © GP

C’est la sensation du moment à Paris: un duo de choc qui s’est connu à l’Ambroisie. Keenan Ballois, l’homme de salle, passé au Bristol et à l’Arpège, commente les mets de l’ardoise, que concocte son compère des fourneaux, l’Italien de Padoue, Enrico Bertazzi, formé chez Perbellini près de Vérone, puis à l’Atelier de Joël Robuchon, qui cuisine à la française. Ils ont repris les Affranchis, petit bistrot modeste de la rue Henri Monnier à Paris. Et l’enseigne leur va bien car ils se sont tous deux affranchis pour créer leur propre style: oeuf carbonara, joue de veau fondante, pommes purée et galette bressanne à l’ananas sont de l’or en barre. On vous en reparle très bientôt…

Clément au Violon d’Ingres

Thierry Clement © Alain Angenost

Thierry Clement © Alain Angenost

Marathonien de la salle, l’infatigable Thierry Clément, que l’on connut au Lutétia, à la Résidence Maxim’s, au Ritz Club, chez Ledoyen, puis à la Closerie des lilas et à la Villa Corse, fut directeur du Cabaret Michou de 2012 à 2013 puis, brièvement, du Napoleone sur les Champs, avant la Nouvelle Seine. Il vient de prendre les rênes du Violon d’Ingres de Christian Constant. Ce pro souriant, qui connaît son tout-Paris par coeur, devrait donner une impulsion neuve à l’une des tables phares de la capitale.

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Publié le 23 mars 2015 par

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