La Petite Mairie
« Strasbourg: chez Marie la charmeuse »
Il y avait la grande foule hier, au Sofitel Strasbourg, pour une relance amicale de mon « Dictionnaire Amoureux de l’Alsace » (Plon). Autant que pour le Goncourt de Houellebecq à Paris chez Drouant. C’est dire! Bref, toute l’Alsace rassemblée, de Jean-Pierre Haeberlin à Philippe Bohrer, d’Olivier Nasti à Christine Ferber, sans omettre le fromager Jacky Quesnot ou la belle Hélène Heimburger des pâtes Grand Mère. Une belle fête! Juste après l’événement, je suis allé me réfugier dans un coin winstub comme seul Strasbourg en recèle.
Me voilà donc à la Petite Mairie, juste derrière l’hôtel de ville. Marie Wagner veille là , depuis deux décennies déjà , en hôtesse charmeuse, animant la salle avec verve, relayée par la pétulante Nathalie. La salle chaleureuse, les habitués commentent entre eux les nouvelles du jour. Mais le chef est parti, il est tard. On se contentera de goûter la salade strasbourgeoise (cervelas pas émincé, gruyère plus fin, mais avec son bel assaisonnement au Melfor), le pâté en croûte d’honnête industrie, avec ses crudités (et du raisin!). Les mets fameux de la maison, le jarret grillé au miel ou à la fondue de munster, la choucroute aux poissons, la langue de boeuf sauce rémoulade, ce sera pour une autre fois.
On vient ici pour l’accueil gracieux, la chaleur et la gentillesse du lieu, celle de la bonne hôtesse qui apprit jadis le métier chez Yvonne, au temps de la grande Yvonne Haller, avec qui il demeura dix ans. La cuisine est sans doute là plus copieuse que fine. Mais est-ce l’essentiel? Il y a la brave tarte aux myrtilles et le léger soufflé au Grand Marnier. Le pinot blanc d’Adam à Ammerschwihr passe sur des agapes simplettes comme une lettre à la poste.














Nous y avons mangé en famille, venus depuis Bordeaux et grâce à internet. Quelle soirée ! Nous ne connaissions pas le jarret au munster ou au miel et la patronne nous dit » c’est une tuerie « . Rajoutez à ça les patates gratinées…Ambiance chaleureuse, clients cools,simplicité, etc. Rien à voir avec tous les restos que nous avons fréquentés après qui ne sont que des pièges à touristes. Je ne ferais pas d’autres articles sur Marie pour ne pas attirer les blaireaux et qu’elle continue à faire plaisir aux initiés. Encore merci Marie pour ce bon dîner.
toutes mes excuses : c ‘est bien la petite mairie chez Marie
bonjour ; excellent petit restaurant ; mais le nom est faux ; c ‘est
chez Marie bien cordialement